Parce qu’ils en avaient assez des informations pessimistes sans cesse ressassées par les média, ils sont un jour parti à la rencontre de ceux qui redonnent espoir.

Loïc, Nicolas et Christian n’avaient pas prévu d’écrire un livre, mais du Cambodge au Niger, de Santiago du Chili à Istanbul, l’espérance s’est écrite au fil de leurs rencontres. Toutes ces histoires vécues aux quatre coins de la planète, ils ont décidé de les écrire : c’est le testament de ceux qui chantent malgré la misère, celui de ceux qui continuent à se battre pour la vie. Une manière comme une autre de relever la tête et d’ouvrir son cœur en posant sur tous les problèmes de la planète un regard à la fois lucide, combatif et compatissant.

Et lorsque les sceptiques leur demandent ce qui a changé en eux après ce périple, ils répondent d’une seule voix : « L’espérance c’est continuer d’y croire quand on pense qu’il n’y a plus d’espoir », l’espérance qui se bâtit au quotidien, qui force les barrages et qui donne la force à l’être humain de continuer à avancer, toujours. Pourtant, l’espérance n’est pas toujours synonyme de résultats, il faut lutter pour la garder intacte comme en témoigne cette jeune femme aux Philippines qui s’oppose à la corruption dans son pays. Pour récupérer une malle de médicaments envoyée par une ONG, elle a refusé de donner un bakchich au douanier. Elle a dû passer par 16 bureaux et cela a pris plusieurs semaines, mais elle a réussi. Son geste n’a pas changé la société dans laquelle elle vit,

mais elle voulait accrocher sur le mur de la corruption un trophée dans l’espoir que ce mur s’écroulera un jour sous le poids des victoires individuelles. Nos trois amis ont été touchés par ces témoins de l’espérance et ils nous le transmettent aujourd’hui dans un livre émouvant préfacé par Dominique Lapierre. À travers un récit de voyage, ils égrainent ces rencontres : des Chiliens, des Philippins s’investissant grâce aux prêts de « banques des pauvres », un couple de retraités redonnant espoir aux enfants torturés du Cambodge, une hollandaise


Troisième signe : le livre est devenu un Best Seller et commence à être traduit. Cela amuse Christian qui raconte en souriant qu’il a toujours eu des mauvaises notes en français. Il y a donc toujours de l’espoir. Mais leur plus belle récompense, ce sont ces centaines de lettres et emails reçus des lecteurs et notamment de la part de ceux qui après avoir lu leur livre sont partis en mission

enseignant le marketing aux artisans vietnamiens, des musulmans et chrétiens ayant réussi à se pardonner après la guerre du Liban, d’anciens dealers luttant contre la drogue alors qu’ils sont toujours en prison, un patron ayant remonté une entreprise en faillite en faisant confiance à ses employés...
Leur premier signe d’espérance : les sponsors ayant répondu financièrement et notamment Carrefour qui leur a demandé en échange d’emmener 3 de ses employés pour découvrir des banques des pauvres au Chili, aux Philippines et au Bangladesh… Le deuxième signe d’espoir est venu, des média qui ont salué la sortie du livre avec plus de 150 articles et interviews. Même Philippe Gildas, sur Canal +, et Patrick Poivre d’Arvor, sur TF1, ont relayé l’initiative. À quand un JT plein d’espérance ?

humanitaire. Une jeune fille ayant tenté de se suicider, leur a dit : « L’histoires de ces personnes dont vous parlez m’ont donné envie de continuer à vivre… Alors merci ! »

L’espérance autour du monde,
de Boisredon, Fougeroux, Rosanbo
Presses de la Renaissance

Consultez leur site www.1000soleils.com
Des centaines de photos
Des conseils pour financer un projet
Des adresses et conseils pour partir en mission humanitaire.

HELENE DESCHAMPS

PAPILLON, métamorphose du monde
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L’itinéraire de l’espérance