récidivé en entreprenant un long voyage jusqu’en Chine, toujours avec leurs enfants, ils ont un jour décidé de se consacrer avant tout à la misère criante des peuples opprimés.
Dès 1996, Marie-France et Christian des Pallières
reprennent leur bâton de pèlerin pour entamer une action au
Cambodge. Très vite ils louent une maison et en accord avec l’administration
cambodgienne, ils commencent à servir des repas aux plus pauvres
parmi les pauvres, ceux qui vivent sur une décharge. Aux nourritures
du corps, ils vont rapidement ajouter celles de l’esprit en embauchant
des instituteurs. Ils sont prêts à accueillir les six premiers
enfants dans leur nouvelle école. Ils seront bientôt quarante
à suivre des cours et partager le repas du soir. Certains d’ailleurs
n’osaient pas croire que ce qui leur était servi étaient
pour eux tout seuls. Pourtant, ils n’ont pas pour autant abandonné
la décharge et le repas quotidien servi aux miséreux. C’est
là en fait qu’ils comprennent chaque jour que la détresse
est insupportable, que l’urgence appelle l’urgence et que pour
répondre efficacement aux besoins des plus pauvres, ils ont besoin
du soutien du réseau d’amitié de l’association
« Pour un Sourire d’Enfant », qu’ils ont eux-mêmes
créée.
Mais la vie n’est pas un long fleuve tranquille, leur propriétaire
chinois leur fait quitter les
Que dire de ces enfants studieux qui font deux années en une, soutenus par le travail remarquable de professeurs cambodgiens ? Qu’ils répondent positivement au pari lancé par Christian et Marie-France des Pallières pour qui l’avenir de ces enfants passe par l’apprentissage d’un métier. Car d’autres formations ont vu le jour dès la rentrée 2001 ; il s’agit de formations professionnelles adaptées aux besoins des entreprises comme en témoigne l’ouverture en 2000 d’une première classe de secrétariat dont les cours sont dispensés en français et en anglais. Les jeunes peuvent ainsi choisir un métier en fonction de leur capacité et de leur intérêt… Ce nouveau programme engendre de nouvelles dépenses car il a fallu trouver un lieu, des bâtiments, des formateurs mais aussi des financements et des aides techniques pour développer ces centres de formation.
Et pourtant ce n’est pas sur la décharge que se situe l’enfer de ces enfants démunis car l’enfer est chez eux, dans des familles la plupart déstructurées que vingt-cinq années de guerre ont livrées à tous les maux de la terre. Battus, violés, vendus parfois, ces enfants n’ont plus


d’être reconnue par le gouvernement français et le roi Sihanouk et la Reine. Mais rien ne pourrait se faire sans le merveilleux réseau qui s’est créé autour de ces programmes. « Et si notre travail est visible, directement mis en lumière, je n’oublie jamais les travailleurs de l’ombre sans lesquels nous ne pourrions rien. Je pense ici à tous ceux qui se donnent tant de mal pour récolter des fonds, à ceux aussi qui donnent bien souvent plus qu’ils ne pourraient » conclut très ému Christian des Pallières. Car la générosité permet d’aller au delà de l’enfer et de la misère.
HELENE DESCHAMPS
Un livre « Quatre Enfants et un Rêve
» à découvrir
Editions Albin Michel et collection « J’ai Lu » chez Flammarion
Association « Pour un Sourire d’Enfant
»
Christian et Marie-France des Pallières
B.P. 2107, Phnom Penh 3, Cambodge
Tél./Fax 00.855.23.424.057
Tél. 00.855.23.300.630
Contact :
Monsieur et Madame Guy d’Amonville
Tél: 0033 (0) 1.30.21.71.88

PAPILLON, métamorphose du monde
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