Les remboursements sont étalés ; chaque semaine, on verse le même montant. Pour un emprunt de 37 euros, on rembourse un peu moins d’un euro par semaine, sur un peu moins d’un an. C’est dur, on n’a pas toujours ce qu’il faut, surtout quand on attend la récolte…
Viêt Nam plus est une petite ONG, créée il y a 8 ans par un groupe d’amis. Elle s’est donné pour objectif le «développement communautaire», c’est à dire le dévelop-pement avec une forte participation des plus pauvres, et ce, en fonction de leurs souhaits et possibilités.

Viêt Nam Plus collabore avec d’autres ONG pour ces projets. Les projets sont financés en grande partie par la coopération belge et française. Dans chaque cas, il nous faut trouver 25-50% de fonds privés.

En Belgique vous avez plusieurs options:

c/o Secours International Caritas,
rue de la Charité 72,
1210 Bruxelles.
N° de compte 210-0471566-04,
Mention Viêt Nam Plus.
Caritas nous soutient: grâce au Secours International de Caritas, qui agrée notre projet, une attestation fiscale vous sera envoyée.

c/o Terre des Hommes,
N° de compte 000-0040940-06,
mention projet CEC au Viêt Nam.

Dans tous les cas une attestation fiscale est donnée (>30 Euro)

Claire Thibaut,
Rue des Quatre Bonniers,6
1348 Louvain-la-Neuve.
Tél.: 010.452.302. claire.thibaut@vietnamplus.org

Bernard Kervyn
Tran Binh Trong, 19/30
P5 Binh Thanh
HCMC, Vietnam
bkervyn@hcm.vnn.vn

www.vietnamplus.org

Viêt Nam plus choisit les communautés rurales les plus pauvres, et vise ceux dont le revenu est de 0,5 euro/jour environ. Leurs besoins sont évidemment multiples, mais invariablement c’est le crédit qui vient en tête. Les projets commencent donc toujours par l’épargne-crédit. Les femmes les plus pauvres,
environ 40% de la population, sont invitées à des réunions de formation et d’échange. Elles se constituent en groupes de solidarité, se choisissent une responsable, et fixent le montant de l’épargne que chacune devra verser dans la caisse commune, chaque semaine. Au début, Viêt Nam plus assiste à toutes les réunions, il y a plein de choses à ré-expliquer ! Beaucoup de femmes savent à peine lire ou écrire, et il faut savoir tenir les comptes ! Après 2 mois, si le groupe a mûri, Viêt Nam plus donne la possibilité à chaque membre d’emprunter 37 euros. La demande doit être approuvée par les autres membres du groupe, qui s’engagent à rembourser à sa place si jamais elle a des difficultés : aussi les femmes discutent-elles vivement de chaque projet avant de s’engager. On emprunte pour des semences, des engrais, des filets de pèche, ou encore pour augmenter le stock d’une petite boutique.
Mais c’est la méthode la plus sûre pour éviter les pertes et retards, qui mettraient le reste du groupe en difficulté. De fait le taux de perte est de 1/1000 ! A aucun prix ces femmes ne veulent perdre l’accès au crédit ou mettre les collègues en péril. Les usuriers prêtent en effet à 60 ou 120%/an , et souvent ils refusent tout net.

L’impact du programme dépasse tous les objectifs. Aujourd’hui il compte plus de 6000 femmes, et Viêt Nam plus doit freiner faute de fonds , et aussi faute de pouvoir former assez rapidement les coordinatrices villageoises, pour assister les groupes. Les femmes qui participent au programme depuis 3 ans ou plus ont augmenté leurs revenus de plus de moitié ; leurs habitations ont été améliorées aussi : puits, latrines, filtre à eau… Surtout, elles ont pris confiance et jouent un rôle plus efficace et affirmé dans leur communauté et leur ménage

BERNARD KERVYN

Viêt Nam plus : développement communautaire et micro-finance

PAPILLON, métamorphose du monde
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