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Colza - le biodiesel.
Le carburant qui a le vent en poupe aujourd'hui est l'ester méthylique d'huile de colza, le «biodiesel» L'ester présente deux avantages sur les huiles brutes : moindre viscosité et meilleure aptitude à s'auto-enflammer dans le moteur. Des taux très variables d'incorporation d'ester dans le gazole ont été expérimentés , de 5 % à 100 % ( ester pur ). Impact sur la pollution atmosphérique locale. On peut d'ores et déjà affirmer que les biocarburants ont un effet positif sur la pollution atmosphérique locale à plusieurs titres. Tout d'abord, il est acquis que les véhicules alimentés en biocarburants rejettent beaucoup moins d'oxydes de souffre et de particules ( suie ) que le gazole et contiennent plus d'oxygène, ce qui apporte une combustion plus complète.Il faut noter que l'effet positif de ces nouveaux carburants sur la pollution atmosphérique concerne tous les véhicules , y compris les véhicules «anciens», alors que les nouvelles normes de pollution ne s'appliquent, elles, qu'aux véhicules neufs et ne porteront donc leurs fruits qu'à longue échéance puisqu'il faut plus de quinze ans pour renouveller le parc des véhicules. |
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Impact sur l'effet de serre.
A première vue, on pourrait penser que les biocarburants sont extrêmement bénéfiques du point de vue de l'effet
de serre. Certes, on rejette du gaz carbonique dans l'atmosphère en brûlant ces carburants, mais le gaz
carbonique ainsi rejetté est consommé, recyclé en somme, par la croissance des plantes.
Impact sur l'eau.
En ce qui concerne la pollution de l'eau, beaucoup se sont inquiétés des pollutions ( nitrates, produits phytosanitaires )
qui pourraint résulter d'une culture intensive de blé, de betteraves, de colza, etc ..., à des fins énergétiques.
En fait, le maintien en hiver d'une couverture végétale par le blé d'hiver ou par le colza permet de limiter le lessivage
par la pluie des éléments fertilisants contenus dans le sol et en particulier des nitrates. De ce point de vue, entre la
culture à des fins énergétiques et la jachère nue, mieux vaut la culture ! Le colza est considéré comme un
très bon «piège à nitrates»
Impact sur la politique agricole. L'intérêt pour la culture européenne est de reconvertir les terres qui sont en jachère obligatoire. La politique agricole commune de l'Europe autorise à cultiver des plantes à des fins non alimentaires ( donc pour l'énergie ou la chimie ). Néanmoins, il y a une limitation pour le colza. En effet, toute production d'huile de colza engendre, comme sous-produits, des tourteaux de colza ( 1 T de graines donne 0,4 T d'huile et ... 0,6 T de tourteaux ). Or les accords de l'omc sur le commerce international limitent la quantité de tourteaux de colza que l'Europe peut produire sur des terrains en jachère pour l'alimentation animale, afin de protéger les exportations américaines vers l'Europe d'aliments pour bétail. Cela limiterait donc la surface de jachères plantable en colza ( à moins que les tourteaux de colza ne soient pas utilisés comme aliments animaux, mais comme ... biocombustible, ce qui permettrait tout à la fois de déroger à la clause de l'omc et d'améliorer le rendement énergétique du colza ). Hors jachères, il n'y a en revanche aucune limite. Le bilan économique des biocarburants. L'impact économique des biocarburants est positif sur l'agriculture, sur l'emploi en milieu rural, sur l'indépendance de notre approvisionnement énergétique et sur l'amélioration de notre balance commerciale. De plus, une exonération fiscale est officiellement permise dans tous les pays de l'Union européenne et est pratiquée par de nombreux pays. Source : Que sais-je (extrait) - communiqué par Philippe Lecler - Coursive Plein Ciel.
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