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Ventilation, le chaînon manquant.


La ventilation fait partie intégrante du confort thermique. Plus encore, elle en est l'indispensable complément. La région wallonne a imposé des normes strictes en matière de ventilation. Rien de tel, en revanche, en région flamande et bruxelloise.

Dans l'idéal, l'air d'une habitation doit être renouvelé en moyenne douze fois par jour. La simple ouverture des fenêtres n'y suffit pas et puis ce n'est pas toujours possible. La seule solution consiste donc à doter son logement d'un système de ventilation efficace.


Dans ce domaine, on distingue deux systèmes :

La ventilation naturelle (grilles d'aération) et la ventilation mécanique (ventilateurs).
Le placement d'une ventilation naturelle coûte nettement moins cher (autour de 500 euros en fonction du nombre de grilles et selon qu'elles soient en PVC ou en aluminium) mais se révèle moins efficace qu'un système mécanique.

Dans ce dernier cas, on distingue plusieurs types de solutions :

- le système B (amenée mécanique de l'air et évacuation naturelle)
- le système C (exactement le contraire)
- le système D (amenée et évacuation entièrement mécanique).

Une ventilation entièrement mécanique constitue, bien sûr, le must mais revient pas loin de trois fois plus cher (environ 2.500 euros contre 1.000 pour un système hybride). Comme la demande augmente, les prix ont cependant tendance à baisser d'année en année et il est même possible de trouver des kits d'installation beaucoup moins onéreux chez certains fournisseurs spécialisés. La mise en oeuvre n'est toutefois pas à la portée du premier bricoleur du dimanche venu, or un placement bâclé revient à jeter son argent par la fenêtre.



Des règlementations trop souvent bafouées.

L'absence de ventilation ou une ventilation insuffisante peut avoir des conséquences importantes tant pour la stabilité du bâtiment que pour la santé des occupants : l'air étant réduit à l'immobilité, l'humidité naturellement présente dans une habitation (jusqu'à 15 litres d'eau par jour) génère une condensation de surface qui mène à la formation de moisissures pouvant occasionner de sérieux dégâts aux bâtiments.




C'est pourquoi la Belgique a proposé, en 1991, la norme NBN D 50-001 relative à la ventilation des bâtiments. Une norme très insuffisante à en croire les spécialistes du traitement de l'humidité et d'autant plus inefficace que les régions flamandes et bruxelloises se contentent de conseiller l'application de cette norme sans expressément l'exiger.

Malheureusement, en l'absence d'une politique coercitive, personne ne bouge. Une assertion qui a d'ailleurs été indirectement confirmée par une étude du CSTC (Centre scientifique et technique de la construction) laquelle révèle que moins de 10 % des nouveaux logements construits en Flandre entre 1995 et 1997 étaient dotés d'un dispositif de ventilation quel qu'il soit.

La Région wallonne, elle, a fait office de précurseur en imposant, dès 1996, une règlementation beaucoup plus contraignante, obligatoire pour toute nouvelle construction. Mais en l'absence de procédure de contrôle, tout le monde peut agir à sa guise : les maîtres d'ouvrage renâclant encore trop souvent à payer pour " ça ".

A comparer avec la situation qui prévaut aux Pays-Bas où 80 % des habitations sont ventilées mécaniquement... A l'évidence, un long travail d'éducation reste à faire.



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