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Témoignages Krystyna R.déportée. La punition favorite était la suppression de notre petit déjeuné et devions laver le parquet dans le couloir du camp avec le café de notre repas, nous n’avions donc rien à manger ni à boire, cela nous arrivait souvent, le café était chaud, mais nous ne le recevions pas. Pour le midi, nous recevions une soupe de raves, choux rouges ou choux verts sans ingrédients, sans matière grasse et sans les pommes de terre, la soupe était mince, presque seulement de l’eau. Albert Rohmer décrit le petit déjeuné et le dîner. La ration du matin était donc de 600 grammes de pain pour cinq personnes et avec un supplément de quatre petits fromages pour cinq, il ne faillait pas oublier une contribution de 150 morceaux de fromage pour le kapo. Nous recevions une boîte de conserve pour 20 personnes ou une cuillère de confiture (marmelade) dans la main de chaque prisonnier et un café fade pour cinq personnes. Odette B explique l’état de l’hygiène dans le camp. Il n’y avait pas de savon et donc aucune possibilité de se laver ou de laver son linge, nous avions des poux dans les cheveux, mais aussi sur tout le corps. Eigia P écrit. Nous avions dû garder nos vêtements pendant 7 mois sans pouvoir en changer ou de les laver, on pouvait ajouter que la nourriture était servie dans des plats non lavés et le café était servi dans les mêmes récipients. Les maladies de la peau étaient courantes et très répandues, cela provoquait en moi une répugnance, pour la nourriture, je la surmontais, car lorsque je voyais un plat avec des restes séchés, je grattais le plat pour en manger le contenu, la faim était trop forte. Il n’y avait aucune possibilité de laver les casseroles et on mangeait avec des ustensiles toujours sales, parfois, on cachait un peu de nourriture dans un bout de papier, mais en ayant toujours le risque d’être découvert. Poppenhagen participait à un cours pour devenir officier et il a dirigé par la suite une compagnie de garde dans le camp de concentration de Neuengamme. Le chef du camp. Le SS Anton Jansen Brunken était chef de troupes SS à Beendorf mais aussi chef de bloc, il s’occupait des prisonniers, c’était un agriculteur de la Frise Orientale et il était né en 1909, il est entré en 1929 au NSAPD et en 1930 à la SS. En 1939, il a changé d’armes et il est rentré au neuvième étendard tête-de-mort situé à Dantzig. A côté de cal, il y avait encore un chef de garde pour les troupes, un sous-officier SS qui était compétent pour le recours à la main-d’oeuvre et un sous-officier SS comme agent comptable, à la tête des femmes SS se trouvait un chef de compagnie. Exécutions et amendes. A cette exécution était présent, des SD et la Gestapo, ensuite la réalisation des exécutions étaient faites par les chefs de bloc SS, plus tard encore, trois Russes étaient exécutés et en janvier 1945, une femme polonaise sur ordre de la Gestapo a été pendue. Un prisonnier Tchèque a relaté une autre exécution, vers la Noël 1944, deux prisonniers Russes se sont enfuis, mais trois jours après un paysan les avait trouvés dans sa grange, il les a dénoncé et il a reçu pour cela une récompense, il était présent lors de l’exécution, les deux prisonniers Russes ont été pendus à une porte de la chambre à coucher. La plupart des exécutions étaient dues à une fuite ou à l’élaboration d’un plan de fuite de la part du prisonnier. Afin de décourager toute tentative de fuite, on laissait les cadavres dans les dortoirs des prisonniers plusieurs jours, malgré cela plusieurs tentatives de fuite avaient été entreprises, mais seulement trois ou quatre ont été couronnés de succès. Par exemple, deux Polonais ont pu arriver dans leur pays natal avec des uniformes SS, bien entendu comme amende, les prisonniers devaient rester de longues heures sur la place d’appel où bien ils subissaient le supplice du chevalet, ils recevaient 25 coups sur le corps, de plus ils étaient privés de repas. Le “pensum " un soi-disant “sport ”, c’est-à-dire un programme d’éducation physique à base de coups de matraque en bois, de barre de fer ou du chevalet. Certains ont reçu leurs punitions attachées sur leurs lits en fer dans la salle n°17 et à partir de 1945, le commandant SS de la compagnie distribuait personnellement les punitions, il donnait 10 coups séparés sur les fesses avec une matraque en caoutchouc, les juives hollandaises se trouvaient aussi dans cette salle et elles subissaient les mêmes sévices. Eligia P décrit. En supplément à cette punition, toutes les dix prisonnières de la rangée devaient recevoir 25 coups de fouet, la femme SS a commencé à compter sans regarder les malheureuses victimes, elle passait à côté en les désignant. A côté de chaque chaise d’exécution pour les punitions se tenaient deux femmes SS en tenue à manche courte et un fouet dans la main, l’exécution de la punition a commencé et toutes celles qui y sont passées ont été magnifiques de courages. En raison du nombre de “punies ” les femmes SS se sont vite fatiguées et elles ont commencées à se relayer entre-elles, les autres “spectatrices ” ont serré fortement leurs poings, elles ont participé moralement à la misère des suppliciées, pour les prisonnières restées debout toute la nuit, le lendemain matin, elles étaient déjà sur place pour aller travailler. Le “Revier” ou dispensaire. Le Kapo du Revier était un mécanicien allemand et en octobre 1944 un pédiatre français se joignait “Monsieur Rohmer” qui a été envoyé sur l’instigation du kapo du Revier, plus tard deux autres médecins français sont arrivés, mais un seul a pu rester dans le dispensaire. L’horaire des prisonniers chargé de la production. Un médecin pour les prisonnières féminines est arrivé seulement en janvier 1945 à Beendorf, la mortalité était petite en apparence, car les prisonniers qui étaient en incapacité de travail étaient rejetés dans un dépôt central d’un autre camp et ils étaient échangés contre une nouvelle main-d’oeuvre. Le but pour les SS était d’avoir une main-d’oeuvre performante de manière continue. La nourriture. En fait, ce n’était pas purement arbitraire, mais bien volontaire, le but c’était de diminuer les facultés de résistance des prisonniers par des privations et la faim, en diminuant les rations, mais aussi en qualité insuffisante, des troubles tels que l’avitaminose en étaient la conséquence. Albert Rohmer cite un exemple. J’en ai d’ailleurs informé le commandant du camp, les prisonniers juifs étaient particulièrement concernés par cet état de fait, d’après les constatations de monsieur Rohmer, à partir de 1944 tous les jours, trois où quatre femmes juives mourraient, les maladies fréquentes dans le camp étaient le typhus et la diarrhée. Aux conséquences des sévices s’ajoutaient aussi, les sévices par les employés de service et le personnel de surveillance, la SS,Kapos et les contremaîtres. Fin |
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