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Un peu d'histoire. Suite à l’offensive alliée en février 1944, les sites de productions du troisième Reich avaient été durement touchés par les bombardements et les conséquences directes ont été une diminution importante de la production d’armes de guerre. Les alliées avaient changé leurs stratégies de bombardements et les avaient dirigés sur les sites de productions, ils avaient été soigneusement choisis pour leurs dangerosités (production de fusées, de roulement à billes, bombes volantes et avions de chasse). Heinrich Himmler Herman Göring Herman Göring avait incité Heinrich Himmler à lancer à partir du mois de février 1944 un programme comprenant le déplacement de sociétés importantes de l’industrie d’aviation allemande dans des abris souterrains. Pour fixer les idées, rien que pour le secteur de l’aviation, ce programme concernait 27 usines de montage d’avions, elles étaient réparties dans 729 sites de production sur tout le territoire du Reich. La Mine Marie Sur le territoire des villages de Beendorf et Morsleben (au “pays fédéral de Sachsen-Anhalt”), il y a deux mines de sel nommées “Bartensleben et Marie” qui appartenaient jusqu’à leurs expropriations en 1946 à la société “Burbach”, résident à Magdeburg. De 1934 à 1937, la société Burbach louait plusieurs de ses mines abandonnées à l’armée allemande, en 1937, la Luftwaffe avait disposé sur le terrain de la mine Marie un parc à munition, les galeries souterraines de la mine avaient été transformées pour stocker les munitions pour les avions de chasse. Pour éviter un effondrement de la production des avions de chasse, Herman Göring, Heinrich Himmler et Albert Speer avaient ordonné le déplacement de plusieurs sociétés importantes de l’industrie aérienne dans des abris souterrains, au mois d’août 1944. Les sites de production des armes secrètes, la V1 et la v2 avaient déjà fait l’objet de déplacements dans des abris, grottes, mines ou bunker, bien à l’abri des bombardements alliés. Le Höhlenstab et le Jägerstab Organigramme Au sein de ministère de l’Air, deux nouvelles organisations ont été formées sous les ordres d’Albert Speer et de Milch, elle avait pour but principal de découvrir et de recenser sur tout le territoire allemand des endroits souterrains pouvant accueillir des firmes travaillant pour la production aérienne. Entre le 20 et le 26 février 1944 pendant l’opération “Big Week”, c'est-à-dire le bombardement des usines de production de l’armée de l’air allemande par l’aviation alliées, la mine Bartensleben reçut la visite du Generalfeldmarschall Erhard Milch , la mine Marie a été immédiatement confisquée. Une semaine après la visite de Milch, on installa une usine appartenant à une société berlinoise “Askania-Werke AG dans les deux mines, Marie et Bartensleben. Albert Sperr Generalfeldmarschall Ehrhard Milch SS Grouppensführer Hans Kammler Le Sonderstab Kammler Le SS Grouppensführer Hans Kammler avait déjà organisé de main de maître l’installation de l’usine souterraine “Mittelbau” pour la production de la V2 à Niedersachswerfen (camp de concentration de Dora-Mittelbau). Chaque chantier était administré par un commando local, Beendorf et Morsleben par le “SS Führungstab A3 qui avait son bureau à Helmstedt, officiellement le camp de concentration avait pris la dénomination “Helmstedt-Beendorf A3”. Les noms d’emprunt pour ces deux usines souterraines dans le programme étaient “Bulldogge” pour l’usine qui se trouvait dans la mine Marie et Hiltis (Putois) pour l’usine qui se trouvait dans la mine “Bartensleben. Lettre écrite par les services de Hans Kammler-Geheim (secret) Traduction Lettre du Generalfeldmarschall Ehrhard Milch Traduction Les usines installées à Beendorf et à Morsleben. Askania-Werken AG, Berlin Friedenau avec comme nom d’emprunt Ingénieur-büro-Niedersachen (IBN) dans la mine Bartensleben (commune de Morsleben). Luftfahrtgerätewerk Hakenfeld GMBH (Berlin SPandau) filiale de Siemens Halske et Siemens Schuckertwerke dans la mine Marie, le nom d’emprunt de cette firme était Salzbbaubetrieb Beendorf SAB (commune de Beendorf). Extrait du listing reprenant les entreprises qui ont utilisé de la main-d'oeuvre de déporté(e)s Le camp de concentration et les transports. Peu de temps après la visite du Generalfeldmarschall Milch, les premiers détenus sont arrivés à Beendorf en vue de la préparation et de l’aménagement des salles souterraines de la mine afin d’accueillir les deux firmes. Au début du mois d’août 1944, la mine Bartensleben était prête à la production et les premières femmes détenues venant du KZ de Ravensbrück commençaient le travail. Deux cents Françaises sont arrivées au camp peu de temps après le débarquement de Normandie. Novembre 1944, les premières femmes juives sont arrivées à Beendorf et deux cents femmes du camp de Bergen-Belsen Le 5 décembre 1944, une centaine de diamantaires d’Amsterdam sont arrivés dans le camp après avoir transité par le camp de Bergen-Belsen. Cinq cents femmes juives hongroises, elles avaient transité par le camp de concentration de Ravensbrück. Nombres de détenus et sources. Avant l’évacuation du camp des deux mines, le SS-Blockführer comptait : 2021 femmes et 749 hommes Pendant ce transport, environ 600 détenu(e)s sont mort(e)s Le procès des responsables du camp de Beendorf et de Bartensleben SS-Untersturmführer Gerhard Poppenhagen. Traduction Le démantèlement des machines appartenant aux deux mines. De 1956 à 1984, la mine Marie a été utilisée pour l’engraissement des poulets et ensuite comme lieu de stockage pour les déchets toxiques de l’industrie, en ce qui concerne la mine Bartensleben, elle produisit du sel jusqu’en 1969. En 1981, le gouvernement de la RDA installa dans la mine Bartensleben un stockage de déchets radioactifs. Maintenant, les deux mines sont sous l’administration du bureau fédéral de la radioprotection de Salzgitter. La mine Bartensleben Fin |
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