Patrick Bouchain invite
durant la semaine du 09.10.06 > 14.10.06 :
LUCIEN KROLL :
MOMENTS D’ARCHITECTURES
09
octobre 2006, : ÉCO-ETHOLOGIE
Modèle : Konrad LORENZ architecte ?
Jean-Louis Deneubourg :
Commencer par l'Éthologie, c'est se débarrasser
aussitôt des soupçons mutuels empoisonnés
sur les rôles et les pou-voirs de chacun,
l'éthologie est là pour les éclairer
et les rendre compatibles.
Ensuite, traquer les comportements spontanés,
ataviques, distraits et les transformer en nouvelles
lois (post-Vitruve), éthologiques celles-ci.
Ensemble, les dégager de leur gan-gue de
modernisme et puis tâtonner et leur proposer
une forme.
10 octobre 2006 : Éco
biologie
Modèle : Ebenezer Howard & Patrick Geddes,
archi-tectes ?
Peter Blundell-Jones : critique d’architectures
Les observations participatives démontrent
que le « tout » est un réseau
de choses vivantes, actives, solidai-res et j’invite
Ebenezer Howard, Patrick Geddes et James Lovelock
: ils ont montré la ville comme un être
vivant.
Peter Blundell-Jones vient de publier un ouvrage
sur la participation.
11 octobre 2006 : ÉCO-PEDAGOGIE
Modèle : Carl Rogers architecte ?
Un urbanisme rogérien, non directif, qui
serait « centré sur le client »,
qui attendrait le rythme des usagers ? Il y en a
de temps en temps : L'architecture est outil d'enseigne-ment.
Peter Hübner.
Eblouissant, son projet de Gelsenkirchen, il est
profon-dément modelé sur l’initiative
des enfants qui se sont transformés en projeteurs
et artisans de leur propre cons-truction…
12 octobre 2006 : ÉCO-DECOLONISATION
Modèle : Ivan Illich, architectes, etc. ?
Où y a-t-il un urbanisme de subsidiarité,
c’est-à-dire « bottom up »
? Je propose Kimihurura : (RW), une « ville
nouvelle » à l’africaine que
nous avons pu projeter, ami-cale envers les habitants
mais au-delà des relents colonia-listes tenaces.
Sergio Porta : Il parlera de son analyse en réseau
des formes de rues urbaines (et en termes mathématiques
dérivés des sciences des réseaux
complexes).
13 octobre 2006 : ÉCO-PAYSAGES
Modèle : Louis le Roy, Gilles Clément,
architectes ?
Ils « laissent se faire » leur jardin
mais l’aident à être en-core
plus lui-même. Le rôle de l’urbaniste
jardinier est alors simplement de préparer
les conditions de naissance d’une complexité,
jamais d’imposer des règles.
Luigi Cavallari, professeur à l’Université
de Pescara.
14 octobre : CONCLUSIONS
OUVERTES
Modèle : Peter Sloterdijk, architecte ? :
« Règles pour le parc humain »
: La période de l’humanisme due à
l’écriture s’est muée
en une période tragique de désinhibition
et d’artificialisation des techni-ques antinaturelles
de gestion de l’homme. Donc, quelle architecture
? Puis Marcel Gauchet décrit le « Désen-chantement
du monde » (L’épuisement du règne
de l’invisible).
Ugo Sasso, Wittfrieda Mitterer,
Fondateurs de l’INBAR (Bioarchitettura) Programme
de cours post universitaire à Rome : LUMSA
: basés essen-tiellement sur l’écologie
et l’humanisation de l’architecture
urbanisme.
Exposition des « bannières »
: images propres à chaque jour/thème.
Et de jardins significatifs : « Spontaneous
ci-ties and gardens »
Des livres seront exposés et deux nouveaux:
“Parte-cipazione e partecipazione…”
Mancosu publisher in Roma, and a magazine of Milan
University with my study (1965: “Kimihurura,
Rwanda, urban decolonization”
N’abordons plus
l’architecture, l’urbanisme et le paysage
comme les produits de techniques, de rationalités,
de méthodes, d’économie, de
sciences dures, de spécialistes, etc. On
l’a vu à Clichy-sous-Bois : cela s’est
produit grâce au déclencheur d’une
architecture criminogène. Si le XXe siècle
a vu déferler un pouvoir technique, le XXIe
sera certainement amadoué et visera une ré
humanisation des comportements.
D’abord classer le paysage habité dans
les connaissances humaines « globales »
: intuitives, écologiques, relationnelles,
émotionnelles, vécues, etc. et non
comme un mécanisme frigide.
Ensuite seulement parler de ses outils de matérialisation
: aucun n’est inutile comme serviteur, à
la condition qu’il ne prenne aucun pouvoir.
Il faudra réinventer des relations amicales
avec les techniques devenues autistiques…
L’architecture sera humanitaire (le Zeus hospitalier,
René Schérer).