Notre volume a la même
présence massive que les voisins du boulevard
mais il est percé de larges ouvertures vers
le patio qui est couvert d’une fine résille
vitrée, fermable par grands froids. Les façades
sont occupées par de grands bal-cons verts
(tous aussi différents que leurs propriétaires),
disposés dans un désordre finement
étudié. Les planchers sont «
banalisés ». Aucune répétition
n’est requise : les façades, partitions,
équipements, sont démontables, échangeables
: pour être soutenable, il faut être
transformable. En HQE naturellement. Les équipements
d’énergie sont très visibles
pour nous rassurer devant les sautes de climat.
Écologies Urbaines
:
Hiérarchie : avant d’être physique,
l’écologie urbaine est psychosociale
: on ne l’impose pas par décrets. Sans
une participation de groupes de personnes consultées
au hasard ou de vrais futurs habitants, nous restons
dans la triste homogénéité
de la neutralité industrielle.
Les façons de vivre les espaces sont nombreuses,
souvent inavouées et très différentes
: il ne faut pas les standardiser… Le degré
zéro de l’écologie c’est
la diversi-té de ces modes de vivre les espaces
différents et leurs articulations : c’est
cela la nouveauté de l’architecture
ac-tuelle bien plus que les inventions d’architectures
person-nelles.
Les solutions technologiques ne viennent qu’appuyer
cela.
Un nouveau besoin d’espace
extérieur apparaît, plus vaste et aussi
vert que possible : non plus une loggia de six mètres
sur quatre-vingt-dix centimètres mais de
quoi placer une table, quatre chaises et quelques
bacs à plan-tes. Nous proposons des balcons
tous très différents de tailles, d’équipement
de profondeur, etc. pour répondre au désir
contemporain de différentiation d’habitat.
Ils sont très travaillés jusqu’à
des pièces uniques en ébénisterie
ou métallerie soignée. Les huisseries
et les matériaux varient également
dans ce but pour créer un objet complexe
avec des moyens simples.