Concours gagné en juin
1989. Une ancienne école avait été
subdivisée en deux parties : primaire et
collège, puis chaque partie s'est avérée
trop petite : il faut ajouter au collège
4.250 m2. Sur un espace très coincé,
nous restructurons les bâtiments existants,
nous démolissons une partie et à la
place, nous construisons un volume plus important.
Tout en gardant jalousement le plus d'espace extérieur
pour les arbres et les enfants.
Et au lieu de nous contenter d'aligner des espaces
méthodiques des deux côtés d'un
couloir, de les éclairer correctement et
d'y accéder à l'aise, nous avons modelé
la forme sur la matière enseignée
et nous lui avons donné une personnalité
plus chaleureuse par sa position, ses matériaux,
ses couleurs, etc.
En vue d'éviter l'endormissement
!
Ainsi, l'aile nord le long
de la rue du docteur Bauer, un peu quelconque, est
occupée par l'entrée, la salle polyvalente
(qui nous sert de récréation lors
des intempéries) l'administration, et quelques
logements de fonction.
L'aile ouest plus ancienne,
avait été construite en belle pierres
et en linteaux de fer. Nous lui résevons
donc l'histoire et la géographie. De larges
verrières "molles" affirment et
encouragent les rassemblements d'enfants.
Au sud, nous construisons un
nouveau volume pour les sciences exactes : il sera
donc très métallique.
Et au noeud d'articulation
entre ces ailes ouest et sud, nous plantons la "tour
des arts" : Elle est verticale et contient
les salles de musique et de dessin. Son toit en
forme de coupe abrite des plantes robustes (avec
arrosage automatique) qui vivrons leur vie sans
que personne n'aille les discipliner. Nous la revêtons
de tavaillons en châtaigner et ainsi, nous
invitons la campagne à Paris pour qu'elle
aide la pédagogie de ces matières
vivantes.
Notre organisation est plus
poétique que simplement efficace, mais ça
fonctionne aussi bien. Peut-être de cette
façon, aiderons-nous les enfants à
avoir de l'amitié pour leur milieu ?