Création authentiquement baroque, l'événement rassemble chevaux et cavaliers, musiciens et chanteurs, acrobates et danseurs, pour un vaste spectacle de plein air, inspiré des carrousels des cours d'Europe aux XVIIe et XVIIIe siècles.

  

   

ARGUMENT

Inspiré de l'organisation formelle des carrousels équestres des XVIle et XVIlle siècles, le spectacle porte un regard critique sur le contexte même qui lui sert de base : la guerre et l'entraînement des corps d'élite. Car, quel était le but de ces carrousels démesurés et prestigieux si ce n'est de présenter à la foule les techniques les plus avancées de l'art équestre et militaire ? Les formes en étaient certes adoucies et les objectifs inscrits dans des parades et des exercices sophistiqués, réglés par un ordre purement esthétique. L'arrière-plan n'en demeurait pas moins celui de toutes les violences.

  

 

Les auteurs sont partis de cette réalité historique pour retracer, à travers le Grand Carrousel du Sablon, la quête mouvementée d'une Europe de la paix. Prenant appui sur des légendes mythologiques - et comptant sur le pouvoir symbolique de celles-ci – ils ont élargi le destin d'Europe à celui d'autres mortels enlevés par Zeus (Jupiter), chacun d'entre eux figurant un avatar de cette mortelle aimée entre toutes par le maître de l'Olympe, "roche favorable", terre accueillante, berceau de notre civilisation. Selon les références ou l’imagination du spectateur, chacun des enlèvements peut être mis en rapport avec des événements marquants de notre histoire.

  

   

Le Grand Carrousel propose un prologue chanté et dansé, une partie sportive avec démonstrations de haute école et joutes à cheval, et un épisode fastueux où chars, chevaux, chanteurs et danseurs, s’associent pour un véritable opéra équestre avec progression dramatique, phase critique, dénouement et apothéose.

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