Interview par Nikos Moutsios

Interview de M. le Bourgmestre Van Gompel

Politeia : Depuis combien de temps êtes-vous bourgmestre ?

Van Gompel : Depuis 1995. Bourgmestre faisant fonction pendant 4 ans. Ensuite, j’ai été réélu en 2000. Avant, j’ai été échevin de la jeunesse, de la fonction publique, des travaux publics et Premier échevin.

Politeia : Vous avez donc une grande expérience de la politique et plus particulièrement de l’immigration ?

Van Gompel : Oui, depuis 32 ans.

Politeia : Comment voyez-vous la population grecque de Charleroi ?

Van Gompel : Il s’agit d’un groupe très solidaire, bien intégré ; je trouve formidable qu’ils gardent leurs racines et leurs traditions. Je suis allé souvent à des fêtes grecques qui sont très conviviales, fraternelles.
Je suis très proche de mes concitoyens, qu’ils soient noirs, blancs ou jaunes ou qu’ils soient Belges, Italiens, Grecs ou Marocains.

Politeia : Est-il vrai que des écoles grecques siégent dans des écoles belges et ne paient pas de location ?

Van Gompel : Oui.

Toutes les communautés qui veulent apprendre leur langue d’origine à leurs enfants de la 2e ou 3e génération peuvent disposer des infrastructures nécessaires. La communauté grecque, à ce propos, est très bien organisée avec des professeurs et des institutrices charmantes qui s’occupent des enfants.

Politeia : Comment voyez-vous cette journée consacrée à la Grèce ?

Van Gompel : Léger, l’ambassadeur a apporté le soleil de Grèce à Charleroi car, avant son arrivée, il pleuvait beaucoup.
A partir de 9 h 30, séance de travail, visite du bois de Cazier et réception avec les autorités civiles et militaires, dîner et maintenant réception avec la communauté hellénique.
Politeia : C’est la première fois qu’un ambassadeur grec se rend à Charleroi ?
Van Gompel : Oui, à ma connaissance, c’est la première fois. Depuis 6 ans, je tente d’accueillir à Charleroi les ambassadeurs des communautés présentes à Charleroi.
L’intégration passe non seulement par une reconnaissance de ceux qui vous accueillent mais également par une reconnaissance des représentants des pays.

Politeia : Voulez-vous passer un message aux Grecs de Charleroi ?

Van Gompel : Je suis très heureux de les voir, de participer à leurs fêtes ; qu’ils sont ici chez eux comme toutes les autres communautés et qu’ils doivent faire en sorte que cette ville continue à progresser ; qu’ils s’inscrivent aux élections et qu’ils utilisent leur droit de vote aux élections communales et régionales.

Politeia : Nous vous remercions infiniment, M. le Bourgmestre.