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Paul Vassart

L'article complet :
revolution_1830_fleurus.pdf 

 

Extrait :

Quelques mots sur Charles Jacquet
Il est né le 17 février 1811 à Fleurus dans une famille aisée et est probablement décédé à Bruxelles vers 1882.

Son père Charles François Alexandre Jacquet, baptisé le 11 janvier 1747 à Fleurus, y est décédé le 3 novembre 1823. Il avait épousé Pétronille Simon, (1782 - ?). Un de se frères, François Joseph Simon, renseigna Napoléon le 16 juin 1815 au moulin Naveau. Après le décès de son premier mari Pétronille Simon épousa en secondes noces le 25 février 1824 Jean Joseph Preumont, propriétaire du moulin de Fleurus en autres choses.

De ses parents, Charles François Joseph Jacquet a hérité notamment d’une belle maison sur la grand place de Fleurus (actuellement l’ex bonne source) ; mais qu’il vendra en 1852 pour le prix de dix mille cinq cent francs à Jean Joseph Dehasse, boucher et son épouse Pauline Bayot. La famille Jacquet exploita à Fleurus une salinerie sis rue Brascoup d’où provenait des revenus substantiels. Comme très souvent à cette époque les revenus industriels sont complétés par les revenus de nombreuses terres à Fleurus.

Sa fille, Marie Alix Virginie, épousa Edouard Brunard, le futur exploitant des sulfates de baryte à Fleurus.(d’où le nom avenue Brunard Jacquet).

Ses souvenirs sur la révolution de 1830 à Fleurus constituent un remarquable témoignage. En cette année du 175ème anniversaire de l’Indépendance, la mise à disposition sur Internet de son texte original se justifie pleinement.


Souvenirs sur la petite ville de Fleurus
Les feuilles qui vont suivre seront écrites au fur et à mesure que les souvenirs se présenteront à ma mémoire. Les faits en général se rapporteront à la ville de Fleurus où je suis né, ainsi qu’aux événements qui y ont eu lieu avant, pendant et après la révolution de 1830, et aux quatre grandes batailles qui ont été livrées sur les plaines de cette localité si célèbre dans l’histoire.

Je n’ai nulle prétention en écrivant ces quelques pages, sinon de faire connaître à la génération qui nous suivra quelques faits de notre époque. L’espère que les lecteurs, s’il y en a, y mettront toute leur indulgence et n’y verront qu’un but charitable.

Le roi Guillaume Ier gouvernait les Pays Bas depuis 1815. Ce royaume avait été fondé par le Congrès de Vienne avec les anciennes provinces belges et la Hollande. Les places fortes, telles que Bouillon, Liège, Namur, Philippeville, Charleroi, Tournai, Gand, placée sur la frontière française, avaient été restaurées par les alliés. Elles étaient considérées comme un rempart contre les invasions de la France ; au point de vue européen.

Les Belges et les Hollandais parlant des langues différentes, ayant des religions dominantes antipathiques, cette union ne pouvait durer longtemps.

Le Gouvernement de Guillaume froissait les Belges, en voulant les forcer à parler la langue hollandaise, et en donnant la plupart des places dans l’armée et dans les administrations aux Hollandais. Il avait aussi mécontenté le clergé, par des mesures que celui-ci considérait comme une atteinte à ses droits canoniques. C’était à peu de chose près la même situation que sous Joseph II.

En 1829, Guillaume voulut visiter les provinces wallonnes. L’arrondissement de Charleroi, un des plus riches et des plus industriels du pays, ne pouvait se dispenser de recevoir le Roi convenablement. Le comte Henri de Glimes, commissaire d’arrondissement, organisa une garde d’honneur composée de notables. Le comte de Glimes était fort aimé et jouissait de l’estime de tout le monde. La plupart des gardes répondirent à son appel, bien plus pour lui donner une marque de sympathie personnelle que par amour pour le souverain.

Cette garde alla recevoir le Roi à l’écluse de Landelies. Il arrivait en bateau sur la Sambre nouvellement canalisée. A son arrivée à Charleroi, il passa en revue, sur la place de la Ville base, la garde communale, qui était commandée par l’avocat Nalinnes, puis il alla dîner chez le bourgmestre Puissant, où il logea. Le lendemain, il partit à 4 heures du matin en poste pour Namur, Sur sa route, dans le bois de Fleurus mademoiselle Henriette Hamoir, en costume d’amazone et montant un cheval fringant, lui remit un placet et l’accompagna au galop à la portière de sa voiture jusqu’à Fleurus, où il fut complimenté par le bourgmestre M. de Zualart, par la jeune comtesse de Glimes qui en pension chez les sœurs de Notre-Dame, et par le curé Herraux, ancien oratorien, aussi orignal qu’instruit. Herraux était une vieille connaissance du Roi. En 1815, il lui avait porté à Bruxelles le lit de camp de Napoléon trouvé sur les champs après la bataille de Waterloo...

(la suite dans l'article complet en téléchargement en haut de cette page).

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