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L'hospice et les oeuvres de bienfaisance à Fleurus

L'article complet :
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Extrait :

Préambule : rappel institutionnel
Après la victoire de Fleurus en 1794, les Français mirent en place un nouveau régime institutionnel dans nos régions. Par la loi du 16 vendémiaire de l'an V (7 octobre 1796), ils créèrent les Hospices civils qui vont disposer des biens appartenant auparavant aux Tables desPauvres. Tous les établissements hospitaliers réservés aux personnes indigentes dans un même canton sont réunis en une seule administration dirigée par une commission de 5 membres sous le contrôle de la municipalité et l'autorité du Gouvernement.

Les lois des 7 frimaire (27 novembre 1796) et 20 ventôse de l'an V(10 mars 1797) instaurent les Bureaux de Bienfaisance dont la tâche principale sera l'octroi des secours aux pauvres. Le Bureau de Bienfaisance de Fleurus fut créé par un arrêté du sous-préfet de Charleroi pris le 14 ventôse de l'an IX (5 mars 1801). La Commission administrative des Hospices civils reprit les droits, les devoirs et la gestion de «l'hôpital» autrefois propriété de la Table des Pauvres de Fleurus. La genèse du Bureau de Bienfaisance et de la Commission administrative nous est mal connue. Nos plus anciens documents sont des budgets et comptes datant de 1824. Notons que ces institutions ont souvent eu des secrétaires et receveurs communs. (Nous pensons plus spécialement à H. Ladrie et L. Jacquemin; à A. Lebon et N. Oudenne.)Les secrétaires consigneront d'ailleurs les procès-verbaux des deux institutions dans un registre unique, ce qui peut provoquer parfois des erreurs sur l'identification de l'administration ayant pris telle ou telle décision. L'organisation de l'Assistance publique - créée en deux branches distinctes (hospices; aides en nature ou en argent) - subsista ainsi jusqu'au vote de la loi du 10 mars 1925. Par celle-ci, le législateur belge opérait la fusion des Hospices civils et des Bureaux de Bienfaisance en une nouvelle institution: les Commissions d'Assistance publique (C.A.P.). La C.A.P. de Fleurus gérera l'hospice et l'aide aux indigents de 1925 à 1977.Par la loi du 8 juillet 1976 furent créés les Centres publics d'Aide sociale (C.P.A.S.). Le 1er avril 1977 fut donc installé le nouveau Conseil de l'Aide sociale de Fleurus. Il regroupait en une seule entité les anciennes C .A.P. des communes fusionnées depuis le 1er janvier avec Fleurus (Brye, Heppignies, Lambusart, Saint-Amand, Wagnelée,Wanfercée-Baulet, Wangenies).

L'hôpital
Localisation et environnement
Sous l'Ancien Régime, la Table des Pauvres de Fleurus possédait un«hôpital» - qui se trouvait dans la rue de la Station au n° 155 à Fleurus (cadastre: section D, n°155 et 156). Le ruisseau - le Ry de Fleurus - longeait le bâtiment. L'endroit n'était guère sain, d'autant plus que nous trouvions dans les environs immédiats les tanneries et une raffinerie de sel appartenant à la famille Jacquet.

Pourtant, au début de ce siècle, certains Fleurusiens le trouvaient des plus salubres. Sur le ruisseau et ses émanations, voici une évocation due à l'ancien instituteur communal Jules Planche (1902-1986) : «(...) Au début de ce siècle (...) le ruisseau servait de dépotoir à certains: les cabinets anglais n'existaient pas encore chez nous ou si peu. Il n'était pas rare de voir chiens, chats ou porcelets se décomposer dans le lit du Ry où, depuis l'extension des galeries des charbonnages [et le percement des nappes aquifères], l'écoulement des eaux diminuait. Les services d'hygiène nationaux, touchés par des réclamations, vinrent se rendre compte sur place de la nécessité d'emprisonner le ruisseau (.. .). Les inspecteurs avaient beau parler des dangers de la multiplication des microbes pour la santé des habitants, nos édiles ne se décidaient pas facilement. Enfin le receveur de l'époque responsable des deniers publics, s'adressa aux inspecteurs et, levant les bras vers le ciel, s'écria: Mais, messieurs, les effluves pestilentielles (sic) dont vous parlez, peuvent par leur degré tuer tous les microbes qui se hasarderaient à venir survoler le ruisseau et elles (sic) sont ainsi capables de maintenir la santé de notre population (... ).

Ce récit est à rapprocher d'un passage du roman Ailes de papillons d'Alex Pasquier. L'action s'en situe en 1899 à Flossecourt, nomd'emprunt imaginé, par l' aute,ur pour désigner, en, réalité Fleurus (le ruisseau étant baptise la Chichelotte .). Voici l’extrait dans lequel A. Pasquier met l’argument du receveur communal dans la bouche du bourgmestre: «(...) l'an dernier, le conseil [communal] proposa de détourner ce ruisseau qui forme, près de l'hospice [«l'hôpital>,], une mare putride. L'hygiène commandait cette mesure, mais les intérêts du maïeur n'y trouvaient pas leur compte. Il s'y opposa en prétendant que les microbes de cette mare attiraient et tuaient les mauvaises bactéries. Et il allait chaque soir humer la pestilence de ces eaux stagnantes en disant : Je me prémunis.

Un établissement ancien
«L'hôpital» était fort ancien. Ainsi parmi les rentes et autres impositions levées en faveur du comte de Namur, nous trouvons en1265 mention de « l'hôpital » de Fleurus (7) 0 A partir de 1573, nous disposons d'archives presque complètes et ce jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. Ces archives essentiellement comptables sont conservées aux Archives de l'Etat à Mons (8) 0 Le chanoine Theys a encore pu les consulter à loisir à l'administration communale de Fleurus. Cette facilité lui a permis de dresser différentes listes telles que:- les «mambours" de «l'hôpital », (1586-1792);- les «hospitaliers» (1590-1802);- les «mambours des Pauvres» (1586-1785); les médecins, chirurgiens et pharmaciens (1592-1813) (9) 0...

(la suite dans l'article complet en téléchargement en haut de cette page).

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