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Si nous privilégions les signes extérieurs de richesses au détriment de notre bien-être intérieur, des problèmes naissent de ce déséquilibre.
Toutes nos pensées, nos émotions négatives et les événements difficiles de notre vie génèrent en nous-même de la haine, de la colère, de l’orgueil, de la cupidité ou de la convoitise pouvant provoquer des menaces pour notre équilibre mental et pour notre santé physique.
Une observation plus attentive de notre situation personnelle nous permet de mieux prendre conscience des détails, des nuances, des problèmes éventuels et d’entrevoir notre réalité sous un angle différent afin d’affiner notre vision du monde.
Faire attention consiste à voir les choses telles qu’elles sont sans tenter de les modifier afin d’opérer en soi-même une transformation psychologique et spirituelle salutaire pour son bien-être.
La méditation d’attention nous permet de vivre avec sérénité l’instant présent et de le percevoir avec plus de finesse et de subtilité que d’ordinaire.
En examinant nos réactions quotidiennes habituelles, nous nous apercevons que notre corps nous révèle des messages importants sur nos dysfonctionnements. La guérison peut alors commencer par l’identification de nos automatismes émotionnels négatifs grâce à nos capacités d’attention et d’écoute au moment précis où nos émotions négatives envahissent notre mental.
Nous devons comprendre la signification cachée de nos émotions en analysant leurs influences sur nos réactions vis-à-vis du monde qui nous entoure.
La sérénité nous permet de relâcher nos tensions nerveuses en prenant conscience que certaines choses échappent à notre contrôle.
Exercice de sérénité et de bienveillance aimante :
- Asseyez-vous sur une chaise ou couchez-vous dans un endroit calme. Fixez votre attention sur la signification de chaque mot repris dans les phrases ci-après que vous allez répéter, durant cinq minutes : - « Je veux accepter les choses telles qu’elles sont. Je souhaite ton bonheur et ton bien-être. Je ne peux faire les choix d’autrui, ni changer le cours des choses. » - Faites le même exercice avec les phrases ci-dessous : - « Qu’il me soit accordé de me libérer de la souffrance et de ses causes afin que j’accède à la sécurité, au repos, au bonheur et au bien-être. Que tous les êtres vivants soient protégés, heureux, en bonne santé et libérés de la souffrance. »
La méditation est efficace pour désencombrer le mental de nos émotions négatives en nous conduisant à accepter sereinement notre impuissance à changer la réalité de ce qui est. Faire confiance à l’intuition et s’ouvrir davantage à autrui nous permet d’accéder à d’autres perspectives.
Analyser les causes d’une réaction émotionnelle perturbante permet d’apaiser les tensions qu’elle génère et de progresser dans la connaissance de nous-même.
Si nous jetons un regard neuf sur des choses ordinaires en les regardant comme si elles se présentaient pour la première fois, nous pouvons changer notre vision existentielle tout en nous libérant de nos turbulences émotionnelles.
Lorsque nous sentons monter en nous-même une émotion forte, nous devons prendre l’habitude d’observer nos réactions impulsives en portant notre attention sur notre manière de réagir. En restant attentif à nos sensations, nous chassons certaines de nos pensées perturbatrices sans chercher aussitôt à agir.
L’attention ne refoule ni ne rejette rien, elle permet un regard direct qui finit par nous donner le courage de réagir honnêtement devant une situation difficile.
La méditation sur nos émotions ne condamne ni ne juge les sentiments qui surgissent en nous et malgré nous. L’observation méditative nous aide à déceler les distorsions qui affectent nos jugements afin de relativiser nos excès émotifs tout en restant conscient de toutes nos sensations du début à la fin.
Nous devons rester à l’écoute de nos impressions qu’elles soient pénibles ou plaisantes le temps qu’il faut pour les voir se métamorphoser. Si notre réalité est plaisante, nous en prenons conscience sans nous y cramponner. Si elle est désagréable, nous l’observons avec neutralité. Si elle nous indiffère, l’attention nous empêche qu’elle devienne ennuyeuse.
Lorsque nous sommes absorbé par quelque chose qui captive notre attention, sans idée préconçue ni jugement, nous nous sentons de bonne humeur, extraverti, plein d’humour et de gaieté intérieure.
Si nous regardons la réalité uniquement à travers nos croyances, nos convictions, nos programmations passées, nous restons inconscient de la distorsion de notre vision des choses.
Nous voyons les choses telles qu’elles sont et non telles que nous croyons qu’elles sont en scrutant d’un œil attentif nos pensées et nos sentiments.
Exercice d’attention sur les sensations :
- Asseyez-vous sur une chaise dans un endroit calme. Fermez les yeux. Portez votre attention sur votre respiration. - Observez vos sensations au contact du passage de l’entrée de l’air dans votre corps lorsque votre abdomen se soulève et lorsqu’il s’abaisse à chaque expiration. - Observez vos impressions à chaque inspiration et à chaque expiration durant cinq minutes consécutives. - Portez maintenant votre attention sur les bruits environnants. Suivez-les dès leur apparition : les ressentez-vous comme agréables ou comme désagréables ? Observez vos impressions. - Ne portez pas de jugement sur vos sentiments. Ne cherchez ni à vous y attarder ni à leur résister ni à les prolonger ni à y mettre fin, laissez les vous traverser comme un passant qui arrive, vous salue et repart. - Concentrez-vous sur la partie de votre corps où apparaissent vos sensations. Si elles sont pénibles, essayez de les définir (tensions, pressions, angoisses…) - Lorsque vous ne parvenez plus à vous concentrer sur vos sensations de manière détachées comme si vos impressions appartenaient à quelqu’un d’autre, observez votre respiration et laissez-vous traverser par vos impressions perturbantes sans les retenir, sans les juger afin qu’elles coulent en vous-même. - Ouvrez les yeux. Notez et nommez vos impressions afin de rester centré sur l’instant présent.
Notre vie est conditionnée par nos habitudes relationnelles et réactionnelles. Tant que celles-ci demeurent inconscientes, elles nous gouvernent. Pour les transformer, nous devons prendre conscience de ce qui se passe en nous-même ici et maintenant.
Nous avons tous en nous quelques chose qui cloche. Notre guérison passe par la mise à nu et par l’exploration de nos vérités dérangeantes.
Notre cerveau enregistre simultanément la même situation dans différents canaux qui perçoivent le ton de la voix, les impressions environnantes, les gestes exécutés, les mimiques du visage des personnes présentes… sans que nous en soyons conscient. Notre conscience traite environ 1 % de toutes ces informations, le reste s’effectuant automatiquement sans aucun effort de notre part.
L’attention nous permet de percevoir plus de détail et de voir les choses sous un angle nouveau. Déverrouillons notre pilotage automatique afin de stimuler notre vigilance et de redevenir capable de détecter les détails de nos impressions.
Les schèmes sont des connexions par lesquelles notre cerveau emmagasine et organise ses informations afin qu’il puisse exécuter une tâche donnée. Les schèmes nous permettent de réaliser un grand nombre de tâches machinalement car ils déclenchent des réactions directes, des émotions, des actions similaires de manière entièrement automatique.
Sachez que nos habitudes émotionnelles ne sont pas innées, nous les avons acquises au cours de notre éducation. L’aspect des choses qui nous entourent dépend avant tout du filtre à travers lequel nous le regardons.
Nous sommes fréquemment le théâtre d’une lutte permanente entre des humeurs contradictoires. Dès qu’un sentiment l’emporte sur les autres, il a tendance à s’incruster et à nous modeler entièrement.
Dès que nous connaissons une insatisfaction dans un besoin, un schème (un enchevêtrement de pensées et de sentiments négatifs) apparaît. Il s’accompagne de sentiments et de sensations physiques identiques à ceux que nous avons éprouvés lors d’événements traumatisants passés de même niveau.
Un conflit survient à la suite d’une expérience qui nous a déçue ou qui nous a contrariée. La crainte d’être rejeté par autrui, d’être incompris, d’être manipulé ou mésestimé suscite en nous des colères, des déceptions, des rejets, de l’autodénigrement. La plupart de nos réactions sont mises au point durant notre enfance et les scénarios restent les mêmes durant toutes notre existence, seuls les personnages et les situations changent.
Pour modifier une habitude, il faut d’abord en prendre conscience, l’identifier, la repérer. Nos habitudes émotionnelles sont des stratégies qui nous permettent d’affronter nos expériences difficiles en minimisant les remous émotionnels qu’elles génèrent.
Exercice de prise de conscience de ce qui ne va pas : - Observez avec attention ce qui vous arrive durant la journée au fur et à mesure que cela vous arrive. - Repérez les facteurs qui déclenchent vos contrariétés habituelles et admettez que cette réalité vous dérange. - Explorez votre chaudron émotionnel et toutes les sensations qui vous dérangent en essayant de trouver le pourquoi. Éprouvez-vous de l’anxiété, de la colère, de la mélancolie, de la soumission, de la fureur, de la haine … ? A quoi avez-vous pensé au moment des faits ? Qu’avez-vous fait ? Comment avez-vous réagit ? Pouvez-vous réagir autrement ? Comment ? - Notez vos pensées. Comment vous sentez-vous maintenant ? - Souvenez-vous d’une situation antérieure similaire à celle-ci. Revivez la scène mentalement comme si cela arrivait à quelqu’un d’autre. Comment réagit-il ? et vous qu’en pensez-vous ? Éprouvez-vous encore les mêmes sentiments ? En changeant votre manière de réagir, revivez une nouvelle fois la situation ? Qu’elles sont vos impressions ? vos sensations ? vos sentiments ?
En adoptant une autre manière de voir les situations problématiques, notre existence se transforme. Le bien-être commence par un examen objectif de nos peurs émotionnelles. Cette introspection s’avère très réparatrice pour peu que nous la pratiquions rigoureusement.
Lorsque nous éprouvons des émotions très pénibles, si nous parvenons à prendre un peu de recul, notre organisme nous prépare à surmonter cet instant délicat : les larmes montent et la souffrance morale s’évacue peu à peu tout naturellement. Il ne s’agit ni de sonder ni de juger nos émotions mais seulement de les laisser nous traverser librement afin de nous sentir en accord et en harmonie avec elles.
Nos jugements sont des filtres déformants la réalité : certains aspects sont grossis, d’autres disparaissent.
Si nous analysons nos distorsions mentales, nous remarquons que nous ne retenons que quelques éléments négatifs que nous ressassons sans cesse, que nous généralisons des indices en nous mettant dans une position mentale d’échec (je ne réussi jamais rien), que nous soupçonnons souvent le pire (je me suis encore fait roulé), que nous concluons prématurément en l’absence de preuves sérieuses (personne ne me comprends jamais) et que nous exagérons les incidents anodins qui prennent des allures de catastrophes.
Nos émotions jouent un rôle crucial pour notre survie : c’est grâce à elles que nous pouvons réagir instantanément en cas de menace vitale. Notre cerveau est conçu pour permettre à nos émotions de prendre le pouvoir en cas d’urgence réelle ou fictive.
Nos perceptions des êtres et des choses sont façonnées par nos humeurs dominantes du moment présent. Elles varient donc en fonction de nos états d’âme. Au lieu de laisser nos tensions émotionnelles nous envahir, nous pouvons nous concentrer sur notre respiration afin de nous calmer et de clarifier nos pensées.
En restant réceptif à la réalité présente, nous pouvons surmonter nos pensées angoissantes sans trop de difficultés. En observant nos émotions sans refouler nos sentiments désagréables, sans essayer de prolonger nos états agréables, en acceptant les choses telles qu’elles sont, nous pouvons prendre conscience du moment où notre pilotage automatique s’enclenche afin de mieux intervenir pour le désactiver si cela nous convient.
Nous distinguons trois degrés de turbulences intérieures : - Le premier degré indique qu’un petit coup de projection suffit pour régler nos perturbations émotionnelles. « Je suis en proie à tel sentiment déplaisant, j’en prends conscience et cela va mieux sur le champ ». - Le deuxième degré fait persister les sentiments pénibles après notre prise de conscience. Il faut dès lors nommer la turbulence émotionnelle et chaque fois qu’une émotion du même type apparaît, nous devons répéter le nom donné dans notre for intérieur avec un détachement serein, comme si cela arrivait à quelqu’un d’autre. - Le troisième degré implique qu’après la prise de conscience émotive de nos turbulences, elles persistent et elles augmentent. Il est dès lors impératif de comprendre que nos vieilles réactions sont obsolètes et qu’il faut adopter le plus rapidement possible de nouvelles résolutions. Un long travail sur nous-même avec ou sans un accompagnement spécialisé peut être nécessaire afin de nous libérer de nos états émotionnels difficiles.
Garder notre self-control malgré l’accumulation de nos contrariétés, rester impassible ou retrouver notre calme après un pic émotionnel peut nous aider à mieux gérer nos turbulences intérieures. Faire comme si la situation ne nous était pas personnelle permet de nous sortir de l’ornière de nos automatismes périmés. Un regard neuf impartial et bienveillant sur une situation difficile peut changer notre existence.
Exercice de libération des émotions perturbantes : - Notez vos réactions émotionnelles inadaptées : colère, tristesse, chagrin, angoisse… - Prenez conscience que votre réaction à chaud est inadaptée, disproportionnée… - Repérez les éléments qui se cachent derrière votre colère, votre détresse… - Notez vos pensées en y indiquant vos attitudes, vos paroles et tout ce que vous avez eu envie de dire ou de faire et que vous avez réprimé. - Soyez attentif à l’évolution de votre réaction. Observez-vous réagir comme si vous regardez un film racontant une situation similaire à la vôtre en tant que spectateur détaché.
Nous résistons mieux à la colère si nous l’acceptons sans la refouler, sans l’annihiler mais en la laissant s’exprimer librement. Ensuite, au lieu d’exploser, nous devons exprimer clairement à notre interlocuteur le pourquoi de notre colère en admettant notre emportement excessif.
Notre liberté de choix est réduite si nos réactions sont le résultat d’une perturbation émotionnelle profondément ancrée en nous-même. Sachez que l’observation a le pouvoir de repousser les bornes imposées par nos peurs.
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