L'ennéagramme - n° 70 - évoluer - 10/2006

Nous et l’ennéagramme

L’ennéagramme (enné = neuf et gramma = figure) est une méthode de découverte de soi-même basée sur la connaissance de sa plus grande qualité et de son plus grand défaut :

Type

Qualité

Défaut

1

Perfection

Colère

2

Amour

Orgueil

3

Action

Tromperie

4

Créativité

Jalousie

5

Connaissance

Avarice

6

Loyauté

Peur

7

Joie de vivre

Gourmandise

8

Courage

Excès

9

Acceptation

Paresse

Dans notre existence, nous évoluons (positivement) ou nous régressons (négativement).  Nous sommes donc un conglomérat de qualités et de défauts.  En fait, ce qui nous caractérise les uns des autres, c’est la manière dont nous utilisons notre qualité et notre défaut :

-> En positif (la qualité) :

* Ce qui compte le plus si nous sommes du type 1, c’est d’être reconnu pour la qualité de ce que nous faisons, de ne pas être pris en défaut et d’avoir raison.

* Ce qui compte le plus si nous sommes du type 2, c’est d’être accepté par notre entourage, d’être aimé et d’obtenir la reconnaissance d’autrui.

* Ce qui compte le plus si nous sommes du type 3, c’est de réussir, d’être apprécié par autrui et d’être efficace.

* Ce qui compte le plus si nous sommes du type 4, c’est d’être différent, de créer, d’améliorer et de transformer.

* Ce qui compte le plus si nous sommes du type 5, c’est de savoir, d’être au courant et de connaître.

* Ce qui compte le plus si nous sommes du type 6, c’est d’être loyal, prêt à affronter les problèmes et de survivre.

* Ce qui compte le plus si nous sommes du type 7, c’est d’être joyeux et de ne manquer de rien.

* Ce qui compte le plus si nous sommes du type 8, c’est d’être fort et d’affirmer notre autorité.

* Ce qui compte le plus si nous sommes du type 9, c’est d’être conciliant, d’être avec les siens et d’être facile à vivre.

 -> En négatif (le défaut ou ce que nous cherchons à éviter ) :

* Si nous sommes de type 1, nous évitons de nous mettre en colère.

* Si nous sommes de type 2, nous évitons de reconnaître nos propres besoins.

* Si nous sommes de type 3, nous évitons de ne pas être apprécié par autrui.

* Si nous sommes de type 4, nous évitons de faire la même chose que les autres.

* Si nous sommes de type 5, nous évitons de nous confier à autrui.

* Si nous sommes de type 6, nous évitons de trahir.

* Si nous sommes de type 7, nous évitons les ennuis.

* Si nous sommes de type 8, nous évitons de montrer nos faiblesses.

* Si nous sommes de type 9, nous évitons les conflits avec les autres.

-> Les synoptiques des neuf types répartis en trois centres (instinctif, émotionnel et mental) :

L’ennéagramme est donc un outil de connaissance de soi-même, de prévision, de communication avec autrui et de développement personnel.

 

Il représente les neuf forces fondamentales de la réalité psychique humaine, les neuf polygones à neuf pointes représentées dans un cercle.  Chaque polygone est issu d’un triangle équilatéral et d’un hexagone irrégulier.

 

Les chiffres du triangle équilatéral dépendent des nombres issus de la division sans fin par trois des trois premiers nombres.  Ceux de l’hexagone irrégulier sont issus de la division sans fin par sept des nombres 1, 2, 3.  Les flèches qui relient les nombres entre eux vont dans le sens des nombres de la deuxième division.

 

L’histoire du petit homme

Lorsqu’un petit homme vient au monde, il a un désir insatiable d’être aimé notamment par ses proches.  Pourtant, bébé, il n’est qu’un petit corps physique, une âme et un esprit.

Il découvre le domicile de ses parents (son type, son profil) et il commence à exister en côtoyant le passé familial de ses proches (son équipement de base).  Ensuite, il évolue et il souhaite voler de ses propres ailes en étant attiré vers un ou deux profils situés de part et d’autre du sien (ses ailes).  Pour cela, il suit une direction (les flèches) et il atteint des objectifs.

Sa personnalité (ce qui est appris à l’extérieur de lui), son moi, son égo se développe tout au long de son existence en fonction de ses expériences de vie.

* Si le petit homme est de type 1, il a peur de faire le mal.

* Si le petit homme est de type 2, il a peur de ne servir à rien.

* Si le petit homme est de type 3, il a peur de ne pas être aimé.

* Si le petit homme est de type 4, il a peur d’être abandonné.

* Si le petit homme est de type 5, il a peur d’être envahi.

* Si le petit homme est de type 6, il a peur d’être trahi.

* Si le petit homme est de type 7, il a peur d’être enfermé.

* Si le petit homme est de type 8, il a peur d’être faible.

* Si le petit homme est de type 9, il a peur de provoquer un conflit.

Son égo est le résultat d’une programmation en dehors de son essence profonde.  Celui-ci dépend de son milieu familial et social, de ses facilités innées et de la manière dont il interprète les propos des êtres qu’il côtoie.

Face à un manque d’amour, d’attention, d’affection…, le petit homme a recourt à des stratégies, des mécanismes défensifs pour se protéger, se structurer et éviter ou fuir ce qu’il redoute le plus.  Ces filtres déforment la réalité tout en construisant son psychisme.

* Le petit homme de type 1 fuit l’imperfection.

* Le petit homme de type 2 fuit la solitude.

* Le petit homme de type 3 fuit l’échec.

* Le petit homme de type 4 fuit la banalité.

* Le petit homme de type 5 fuit l’envahissement.

* Le petit homme de type 6 fuit la trahison.

* Le petit homme de type 7 fuit l’isolement.

* Le petit homme de type 8 fuit la faiblesse.

* Le petit homme de type 9 fuit les conflits.

Ce qui importe le plus pour le petit homme, c’est la manière dont il perçoit son environnement (son ressenti émotionnel).  Pour cela, il utilise en priorité un de ses trois centres : l’instinctif, l’intellectuel ou l’affectif.

Les petits hommes de types 1, 8 et 9 sont instinctifs : le 8 se met en colère pour se protéger de ses faiblesses.  Le 9 réprime sa colère pour éviter les conflits.  Le 1 exprime sa colère par l’utilisation des mots qu’il prononce.

Les petits hommes de types 5, 6 et 7 sont des intellectuels : le 5 a peur d’être envahi par autrui.  Le 6 craint la trahison.  Le 7 n’accepte pas la souffrance.

Les petits hommes de types 2, 3 et 4 sont affectifs : le 2 est triste si il n’a pas sa dose d’attention.  Le 3 a peur de ne pas être reconnu pour ce qu’il fait.  Le 4 a besoin d’être bien avec lui-même.

Le petit homme peut choisir de vivre la voie de l’intégration en développant ses atouts, le meilleur de lui-même ou la voie de la régression en accentuant ses tensions, ses difficultés, son stress…  Il est évident que de nombreux petits hommes vivent à un niveau moyen (entre ces deux voies).

Quant le petit homme est bien avec lui-même et avec son entourage, il manifeste sa force principale et la vertu de son type.  Si il est en dysharmonie, en régression, il est sous l’emprise de la compulsion et de la tendance principale de son type. 

-> Sa force principale représente sa plus grande qualité, ces talents qu’il apporte aux autres :

* Pour le type 1, c’est la perfection.

* Pour le type 2, c’est l’amour des autres.

* Pour le type 3, c’est la volonté de réussir.

* Pour le type 4, c’est la créativité.

* Pour le type 5, c’est la connaissance.

* Pour le type 6, c’est la loyauté.

* Pour le type 7, c’est l’optimisme.

* Pour le type 8, c’est le courage.

* Pour le type 9, c’est le soutien à l’égard d’autrui.

-> Sa vertu est le développement de ses qualités :

* Le type 1 développe la sérénité.

* Le type 2 développe l’humilité.

* Le type 3 développe la fidélité.

* Le type 4 développe le juste milieu.

* Le type 5 développe le détachement.

* Le type 6 développe le courage.

* Le type 7 développe la sobriété.

* Le type 8 développe la simplicité.

* Le type 9 développe la diligence.

-> Sa compulsion est ce qu’il cherche à éviter en cas de problèmes :

* Pour le type 1, c’est la colère.

* Pour le type 2, c’est de reconnaître ses propres besoins .

* Pour le type 3, c’est d’échouer.

* Pour le type 4, c’est d’être ordinaire.

* Pour le type 5, c’est l’intrusion d’autrui dans sa vie privée.

* Pour le type 6, c’est de ne pas respecter les règles.

* Pour le type 7, c’est la souffrance.

* Pour le type 8, c’est la faiblesse.

* Pour le type 9, c’est les conflits.

-> Sa tendance principale est son mode réactionnel lorsqu’il est mis sous tension :

* Le type 1 crie.

* Le type 2 est orgueilleux.

* Le type 3 trompe les autres.

* Le type 4 est jaloux.

* Le type 5 est avarice.

* Le type 6 a peur.

* Le type 7 joue l’intempérance.

* Le type 8 est arrogant.

* Le type 9 devient paresseux.

-> Ce qui attire en premier lieu le petit homme (son attention première) est :

* Pour le type 1, ce qui est correct et incorrect.

* Pour le type 2, ce qu’il doit faire pour aider autrui.

* Pour le type 3, ce qu’il doit accomplir pour être remarqué.

* Pour le type 4, ce qu’il lui manque.

* Pour le type 5, tout ce qui lui permet de mieux observer.

* Pour le type 6, les sources de dangers.

* Pour le type 7, le plaisir de vivre la situation.

* Pour le type 8, ce qui lui permet de prendre le contrôle.

* Pour le type 9, ce qu’il doit faire pour éviter l’inconfort.

L’application sur l’ennéagramme

Nous venons de parcourir ensemble une partie des richesses de l’ennéagramme.  Je vous invite maintenant à en savoir un peu plus en découvrant notre application sur l’ennéagramme et la numérologie.

-> suite...

 

 

 

Liste de tous les dossiers


[ Les 100 % gratuits ] - [ le dictionnaire ] - [ le référentiel ] - [ l'ésotérisme ] - [ le mail ]