Le zorse
Cet étrange hybride est le fruit des amours d'un zèbre et d'une jument. Devenu très populaire au Etats-Unis, il est encore rarissime en Europe, où l'on peut compter les représentants de cette nouvelle race sur les doigts de la main.
Zorse, qui es-tu? Le zorse est né aux États-Unis, où il compte désormais plusieurs éleveurs. Quelques passionnés le défendent farouchement. |
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Des croisements variés
Les premières naissances, aux États-Unis, sont presque toutes survenues avec des
juments quarter horse. Mais les éleveurs qui se passionnent pour cet hybride à rayures étendent de plus en plus leurs essais à d'autres races, espérant mêler les qualités athlétiques et la résistance naturelle du zèbre aux capacités sportives du trakehner, du lusitanien, etc. L'expérience a également été tentée avec des ânes et des poneys.
En revanche, toutes les tentatives de croisement d'un cheval mâle avec un zèbre femelle ont échoué, la saillie ne prenant pas ou la grossesse n'arrivant pas à terme. Quelques poulains sont néanmoins nés de ces expériences, mais aucun n'a vécu jusqu'à l'âge adulte.
Peut-on monter un zorse?
Si l'on en croit ses partisants, le zorse est une monture fort douée. II semble hériter de la vitesse de son père - le zèbre est l'un des mammifères les plus rapides - et présente un don naturel pour le saut. II est vif, très souple et remarquablement endurant. C'est aussi un animal fort et résistant. II est de surcroît très intelligent et semble capable d'assimiler très rapidement ce qu'on veut lui enseigner. Beaucoup de qualités, donc, qui semblent le promettre à un bel avenir. Les propriétaires et les éleveurs affirment d'ailleurs qu'ils l'utilisent en équitation western et comme monture de loisir et d'extérieur avec des résultats très satisfaisants.
Les limites du zorse
Mais, à ce chœur de louanges, il convient d'ajouter quelques bémols.
Une conformation particulière
Le zorse est fort, rapide, bon sauteur, certes, mais certainement pas bâti pour la selle. Ses épaules étroites et un garrot inexistant rendent l'arrimage de la selle bien délicat - cette dernière ayant quelque peu tendance à partir vers l'avant. Comme si cela ne suffisait pas, le zorse a une peau très lâche qui tourne comme une chaussette trop grande. Si, donc, vous parvenez à endiguer la
glissade de la selle vers l'avant, vous aurez peutêtre plus de mal à l'empêcher de tourner.
Le sauvage toujours présent Par ailleurs, la plupart des témoignages sérieux concordent: le zorse conserve toujours une grande part
de sauvagerie et reste peu sûr. Les gènes de son père s'expriment plus ou moins fortement, mais ne sont jamais absents. II ne faut pas perdre de vue que le zèbre doit sa survie dans la savane à sa méfiance, à sa réactivité et à une propension à fuir rapidement à la moindre alerte. La «proie» qui vit dans le zorse s'oppose à une complète domestication et fait de lui un animal extrêmement délicat à manier. Seuls les meilleurs professionnels du dressage éthologique peuvent espérer développer une relation sûre avec ce fils d'un grand sauvage.
Le fond de robe vient des gènes dominants de la mère, mais les zébrures, les oreilles, plus grandes et plus rondes, la crinière érigée, sont héritées du père. Quant au caractère, le sauvage et le domestique cohabitent avec plus ou moins de bonheur!
Le produit d'un zèbre et d'une ânesse est appelé «zonkey» (de zebra, zèbre, et donkey, âne). Celui d'un zèbre et d'une ponette est un «zony» ou zoney en français (de zebra et pony). Aux États-Unis, tous relèvent de l American Donkey and Mule Society, catégorie American Zebra Hybrid Registry.