Le temps qui passe.

 

Les années filent comme la laine d’un rouet,

Qui s’enroule sur la quenouille

Cheveux blonds,  Cheveux gris,

Irons-nous au paradis ?

 

Aurons-nous assez de nos yeux pour voir,

De nos oreilles pour écouter,

De notre cœur pour aimer,

Le temps passe et nous a dépassés.

 

Nous vivons de nos souvenirs

Dans cette vieillesse qui devient sagesse,

Et nous laisse assez peu de temps

Pour notre Plaisir.

On se fait du souci, pour un peu que l’on nous a trahis

Cheveux noirs, cheveux gris,

Irons-nous au paradis ?

 

On n’aura jamais le temps,

Pour vivre au présent,

Cette vie que l’on nous a donnée

Que l’on n’a pas assez comblée

Cheveux blancs, Cheveux gris,

Aurons nous le droit d’aller au Paradis ?

 

 

 

Farciennes le 8 février 1985