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HABEAS CORPUS, T'AS COMPRIS ?
Une série de 20 fictions de 8 minutes chacune
sur le microcosme de la transplantation.

D'après les textes de Dominique Wittorski
Une réalisation de Priscille d'Honincthun

« Habeas Corpus, t’as compris ? »  est une série d’histoires inédites, écrites pour la radio sous forme de fictions courtes. 

Sur le marché mondial des organes on peut se faire greffer un foie, des poumons ou un cœur aux normes sans que personne ne s’en émeuve outre mesure. 
C’est un monde où les organes traversent les frontières, où le corps s’achète, où un foie de cochon, un cœur de dictateur, une carte isomère ou un rein gagné à la loterie peuvent être greffés sur n’importe quel individu, provoquant un débat éthique, moral, hiérarchique… entre les donneurs et receveurs, mais aussi entre les organes du corps humain et entre les différents pouvoirs de la société 

Cela fait dix ans que Dominique Wittorski est obsédé par la transplantation d’organes. Et les questions morales, éthiques, sociales qu’elle soulève l’inspirent pour une nouvelle série de 20 épisodes inédites pour la radio. 
« Les recherches fondamentales et extraordinaires trouvent des réponses à des problèmes dramatiques mais sans que jamais personne ne se mette aujourd’hui à réfléchir dans notre société à leur signification et les conséquences sur le rapport au corps humain, social… ».

Le propos de Dominique Wittorski  dans cette série ne porte pas sur l’étude du marché de la transplantation. Cette forme est un prétexte pour poser avec humour, cynisme parfois des questions éthiques ou morales, « la dernière fois qu’on s’est foutu de la gueule des médecins, c’est dans le théâtre de Molière »…il est clair qu’au delà du microcosme d’Habeas Corpus, t’as compris, les puissants de ce monde sont dans une position inconfortable. 

La série met en perspective une vision de la santé, de la science, du corps, de la société et du monde « que les détenteurs de savoir et de pouvoir nous font avaler sans qu’on ait rien à dire ». 

Dominique Wittorski écrit des fictions sur le mode réaliste du fait divers : « une vraie fiction, qui fleurte parfois avec la science fiction, une vraie fiction de faux faits divers, décalés,  burlesques ».

Mais les faits divers d’aujourd’hui se rapprochent drôlement près de cette fiction là.
Et tout au long de la série, la réalisation consistera à jouer entre deux sons l’un réel et l’autre décalé pour accentuer le ton de l’auteur et son propos.